Mission et historique 

Au printemps 2007, un groupe de jeunes se fait chasser d’un restaurant du Village gai où illes ont l’habitude de terminer leurs soirées. On leur dit que c’est parce qu’illes ne consomment pas assez. Cet événement les conscientise au manque d’espaces accessibles aux jeunes dans le Village. Illes se mobilisent, forment un comité et décident d'amener leurs revendications auprès de diverses instances publiques.

 

À l’hiver 2008, quatre  « focus groups » sont organisés par les organismes jeunesse LGBTQ+ et on rédige un mémoire sur la situation des jeunes de la diversité sexuelle et de genre à Montréal. Il ressort de ces discussions que les jeunes veulent un endroit de socialisation accessible, bienveillant, différent d’un bar, et sans contrainte à consommer. Les participant.e.s se disent aussi très sensibles à ce que le lieu soit ouvert à tou.te.s, que chacun.e s'y sente à l’aise et que les activités se déroulent dans le respect de la pluralité des orientations sexuelles, des identités de genre et des relations. Ces jeunes expriment enfin le souhait de prendre part activement au développement de l'espace.

 

Entre 2008 et 2010, on envisage plusieurs avenues, allant d'un café d'économie sociale à un skillshare, en passant par un espace autogéré. On rencontre plusieurs représentant.e.s politiques et du milieu des affaires et différentes demandes de financement sont déposées, sans succès.

 

Trois levées de fonds sont organisées par les groupes Etcetera du Collège Dawson et Queer McGill. À l’été 2008, douze groupes jeunesse marchent ensemble lors du défilé de la Fierté pour réclamer un espace bienveillant. Il faut cependant attendre juin 2010 pour trouver un premier financement. Fidèle à sa réputation de pionnier dans la mise en place de projets novateurs, le Forum jeunesse de l’île de Montréal (FRIJ) devient la première instance subventionnaire du projet. Rapidement, le FRIJ regroupe différents partenaires (Projet 10, Gai Écoute, le GRIS-Montréal, le Conseil Québécois Gais et Lesbiennes et la Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal) afin de rédiger un plan d’action qui est adopté par ses représentant.e.s élu.e.s en septembre 2011. La subvention est octroyée à la Coalition montréalaise de lutte à l’homophobie (aujourd’hui Coalition montréalaise des groupes jeunesse LGBT) en mars 2012, et la toute première coordonnatrice du projet est embauchée en juillet 2012. L'année 2011-2012 marque aussi la signature d'ententes avec la Ville de Montréal et le Bureau de lutte contre l'homophobie pour financer le développement du projet et la mobilisation.

 

C'est à l'été 2013 que l'équipe prend possession de son local et emménage au 1575, rue Amherst.

 

Le comité des jeunes formé au moment de l’élaboration du projet nomme l’espace « l'Astérisk », en référence au symbole (*) souvent utilisé pour exprimer l’inclusion de plusieurs entités. L’Astérisk est une contraction des formes francophone et anglophone du mot dans le but de souligner le caractère bilingue du lieu.

 

L'ouverture a lieu le 17 août 2013. On tient bientôt la première réunion de programmation mettant en place le calendrier des activités à venir. L'inauguration officielle de l’espace a lieu un an plus tard, le 17 septembre 2014, dans le cadre d’un évènement spécial 1er anniversaire.

 

Mais au lendemain de l'annonce de la fermeture des Forums jeunesse régionaux par le gouvernement du Québec en avril 2015, la Coalition fait connaître son inquiétude quant à l'avenir du projet qui dépendait alors en grande partie du Forum jeunesse de l’île de Montréal pour survivre.

 

Déterminé à sensibiliser les pouvoirs publics et la communauté à l’importance de soutenir financièrement l’Astérisk, un comité de sauvetage est formé par les employé.e.s et les bénévoles de Jeunesse Lambda et de la Coalition. L’appui de Manon Massé, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques et l’implication des partenaires communautaires, privés et syndicaux participent à la représentation et au financement du projet.

 

En décembre 2015, après de nombreux mois d’incertitude et de gestion en mode survie, le comité de sauvetage de l’Astérisk annonce avec soulagement un premier appui financier du Secrétariat à la jeunesse (SAJ). Une entente de soutien financier est ensuite signée avec le SAJ, dans le cadre de la stratégie d’action jeunesse 2016-2021, ce qui permet de garantir la pérennité du projet.

 

En novembre 2016, l’Astérisk accueille l’organisme AlterHéros dans son espace. Cet organisme devient alors le troisième groupe coloc aux côtés de Projet 10 et de Jeunesse Lambda.


À l'hiver 2016-2017, la Coalition se voit confirmer un soutien financier du Secrétariat à la jeunesse, ce qui lui permet d'embaucher un.e agent.e de projet dédié.e entièrement à l'Astérisk et de libérer les organismes colocs des charges associées au loyer.